• [littérature] Kyoko

    [littérature] Kyoko

     

    Mes lectures du moment : # 35

     

    Kyoko de Ryu Murakami (1995)

     

    Résumé : Kyoko a 21 ans. Lorsqu'elle était enfant, elle a connu José Fernando Cortés, un jeune GI qui lui a appris la danse cubaine. Et cela l'a transformée, elle s'est sentie "sauvée".
    Devenue adulte, elle prend cette grande décision : se rendre à New York dans l'espoir de la retrouver.
    L'histoire est principalement racontée du point de vue des différentes personnes qu'elle va croiser, avec quelques passages, plus courts, de son point de vue à elle.

    Mon avis : C'est le deuxième roman de suite que j'ai lu cet été grâce à une recommandation, une nouvelle fois de Salt (j'ai aussi lu Le Livre des choses perdues parce qu'elle en avait parlé plusieurs fois).

    Il s'agit d'un des rares romans de Murakami Ryu qui ne rentre pas dans la case "violence et sexe" avec 1969. Quand un auteur a l'habitude d'écrire des choses violentes et dures, je deviens curieuse de lire les rares œuvres qui ne rentrent pas dans ce cadre. Et bien m'en a pris car j'ai beaucoup aimé ces 2 lectures.
    J'ai beaucoup aimé les différents portraits qui nous sont faits à travers les rencontres que fait Kyoko au fur et à mesure de sa route. Murakami nous introduit plusieurs personnages marginaux (voire exclus de la société), comme Kyoko, jeune japonaise à New York. Il y est question de préjugés que peut nous donner la société envers certains groupes de personnes. [spoiler] On apprend notamment que José a le sida, il est rejeté pour cette raison et cela m'a rendue très triste. Comme s'il était coupable d'être gay et séropositif ou qu'on puisse le trouver repoussant ou avoir peur de le toucher en raison de sa maladie... [/spoiler]
    Plus abordable que beaucoup des romans de l'auteur, on n'échappe malgré tout pas à un univers un peu morbide par moments. Cela ne m'a pas déplu, mais je préfère le préciser.

    C'est un livre qui transmet beaucoup d'émotions, dont certaines qui sont douloureuses. Je le recommande, j'ai vite été prise par l'histoire, je me suis beaucoup attachée à certains personnages, dont bien sûr Kyoko elle-même, même si on n'a pas si souvent son point de vue. On l'apprécie à travers le regard des autres, elle a cette grâce et cette force qui émanent d'elle et qui vont séduire les gens qu'elle rencontre.

    On a beaucoup de compassion pour les personnages de ce roman. J'ai apprécié le changement constant de points de vue, de découvrir à chaque fois un nouveau personnage, son histoire et ses pensées, en particulier vis-à-vis de Kyoko.

    Si ce roman n'est pas léger, je n'en suis pas ressortie désespérée non plus, malgré certains sujets graves abordés. J'ai passé un bon moment en compagnie de Kyoko, je l'ai beaucoup admirée tout au long du récit.

     


  • Commentaires

    1
    Ilumys
    Dimanche 11 Avril à 18:02
    Ilumys

    Eh bien, je crois que je n'ai lu que des livres de Ryo Murakami qui rentrent dans la case "violence et sexe" XD. Mais comme toi, ça me rend curieuse de découvre les œuvres plus "douces". Je note ce titre, et renote 1964 qui me faisait déjà de l'œil :)

      • Dimanche 11 Avril à 18:35

        Pour ma part, le seul autre livre que j'ai lu de Murakami était Love and pop. Je l'avais beaucoup aimé, mais il ne m'a pas donné non plus envie d'explorer davantage ses livres "violence et sexe". J'ai rapidement été intriguée par ses œuvres plus à part, notamment 1969, son œuvre la plus personnelle.

        J'espère que Kyoko te plaira si tu le tentes.

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